La cueillette ou la récolte du thé

La première étape du processus de fabrication du thé est la cueillette. Cette étape, fondamentale pour obtenir des thés de qualité, est un travail minutieux qui est encore largement éffectuée à la main, qui nécessite beaucoup d’expèrience. La récolte manuelle est due à differents facteurs: la qualité du thé souhaitée, la nature du terrais sur lesquels le thé est cultivé (le plus souvent en pente), le faible coût de la main d’oeuvre dans certains des pays producteurs tels que la Chine et l’Inde. La cueillette représente à elle seul près de la moitié du coût de revient du thé.

La cueillette manuelle se fait à mains nues, en prenant le bourgeon et les feuilles (ce qu’on appelle le shoot) entre le pouce et l’index, et en les jetant dans une hotte portée par la cuilleuse sur son dos.

La cueillette est effectuée tôt le matin.

Ce sont le plus souvent les femmes qui sont en charge de la cuillette des jeunes feuilles de thé, sauf en Afrique, où le travail est souvent fait par des hommes. Au Japon et en Geogie, la récolte est souvent méchanisée. La récolté mécanisée nécessite des sols plats.

A plus la feuille est jeune, au plus grande sera sa qualité. Mais au plus elle sera jeune et au plus elle sera petite, et donc le rendement sera plus faible , bien que le prix obtenu sera plus élevé.

Ce qui est souvent et improprement appélé bourgeon car il présente un léger duvet blanc est le Pekoe (d’après le mot chinois “Pak-ho” qui signifie “duvet blanc”. Ce sont des jeunes feuilles, encore enroulées.

Il existe trois types de cueillettes, selon le degré de qualité souhaité:

a cueillette impériale

On cueille le Pékoe et uniquement la feuille qui le suit immédiatement (P+1). C’est la cueillette de meilleure qualité

La cueillette fine

On cueille le Pékoe ainsi les deux feuilles qui suivent (P+2). C’est une cueillette d’excellente qualité.

La cueillette moyenne

On cueille le Pékoe ainsi que les trois feuilles qui le suivent (P+2 / P+3). La qualité des thés obtenus avec ce type de récolte est moins bonne que les deux précedentes, mais le rendement et supérieur et permet au théier de mieux se développer. On peut aller jusqu’à la quatrième ou cinquième feuillle, ce qui permet d’obtenir des thés bon marché (mais de qualité inférieure).

Les feuilles sont toujours cueillies avec la tige, jamais individuellement.

Nombre de récoltes

Le théier étant une espèce à feuilles persistance, plusieures récoltes par an peuvent se faire selon le lieu de production et le climat de celui-ci.

Cepandant, et bien que le théier ait des feuilles persistantes, la récolte n’a pas lieu toute l’année. Le théier connait en effet au cours de l’année et en fonction du climat, des période de dormance, appellées périodes banjhi (qui en assamais signifie “qui dort”), au cours des quelles il ne produit plus de nouveaux shoots. A la fin des périodes banjhi le théier se réveille, recommence sa production de shoots, donnant lieu à ce qu’on appelle un flush ou un crop, c’est à dire une nouvelle récolte.

Ainsi, il est courant d’assister à deux, trois et même quatre récolte par an. Chaque récolte aura ses propres characteristiques et un goût différent des autre

L’étape suivante du processus de fabrication du thé est le flétrissage des feuilles de thé récoltées..